Test Blu-ray : La femme et le pantin (1959) (Pathé)

PaysFrance
EditeurPathé
Date de sortie16 juin 2021
Support1 BD-50
RéalisateurJulien Duvivier
Durée102 min
ZoneABC
Format d’image2.35
LanguesFrançais DTS HD MA 2.0
AudiodescriptionFrançais
Sous-titresFrançais (partiels), Français pour sourds et malentendants, Anglais

Image

Note : 8.5 sur 10.

Comme la version muette de 1929, la version de 1959 de La femme et le pantin (réalisée par Julien Duvivier) a été restaurée en 4K en 2020 par L’immagine Ritrovata (du moins sa branche parisienne L’image retrouvée). Une différence technique importante (et visible) cependant : le négatif original a été jugé trop abîmé pour servir de base à la restauration en plus d’etre incomplet, et c’est un interpositif de première génération qui a été utilisé.

Visuellement, cela se voit, ou du moins, il est clair que les éléments physiques utilisés sont dans un état plus délicat que ce dont on peut avoir l’habitude pour ce genre de restaurations. Le grain est un peu plus épais et présent, avec un aspect multicolore relativement inhabituel (capture 1 et 5 par exemple), et un rendu globalement un peu moins précis et frais que ce qu’un négatif aurait donné. Rien de dramatique en soi cependant, puisqu’on retrouve cependant une définition et un niveau de détails très satisfaisant, dans les plans larges (captures 3 et 11), souvent splendides, que les plans plus serrés (captures 5 et 8). C’est donc tout de même un très joli résultat, simplement un peu moins fin qu’à l’accoutumée.

Côté couleurs, le constat est un peu plus mitigé pour plusieurs raisons. Tout d’abord, la signature colorimétrique reconnaissable du laboratoire est ici visible aussi. Dès le générique et le lettrage des crédits, on devine qui a effectué l’étalonnage de cette restauration. La réponse est confirmée par plusieurs séquences du film, que ce soit la gestion des blancs (captures 2 et 3) ou des zones d’ombres (captures 10, 16, 17 et 21). Cependant, la bonne nouvelle est que la signature reste moins intense que ce qu’on a pu voir sur d’autres films, et la palette de couleurs s’avère ainsi moins uniformisée et signée. La séquence de la corrida par exemple (capture 11) s’avère équilibrée tout en préservant les couleurs clairement chaudes et saturées du film (preuve qu’on peut avoir les deux). D’autres séquences sont à l’avenant, en intérieur mais surtout en extérieur, offrant ainsi des couleurs paraissant à la fois ajustées efficacement mais sans être typées du laboratoire, et avec un couple contraste / luminosité convaincant. Cela étant, un autre problème se fait sentir : des effets de pompage et de fluctuations des couleurs quasi tout le long du film, généralement légers mais perceptibles cependant. C’est là aussi surprenant dans le sens où on a pu s’habituer à un travail de stabilisation plus profond que ça, mais il faudra malheureusement composer avec ces vacillements, visibles en particulier sur les arrière-plans unis.

La propreté du film est, elle, irréprochable, tout comme l’encodage du Blu-ray.

Son

Note : 7.5 sur 10.

La piste son est, elle, plus typique dans son rendu. C’est en effet une piste très correcte sans être mémorable : les dialogues sont propres et clairs mais manquent un peu de punch, les bruitages et la musique sont joliment intégrés mais restent très plats, et l’ensemble s’avère finalement décent mais assez restreint et étriqué. Les séquences les plus chargées, notamment, plafonnent assez rapidement et peinent alors à soutenir l’action à l’écran. Rien d’inhabituel en somme, dans un sens comme dans l’autre.

Suppléments

Un principal supplément sur cette édition Pathé : Apologie de la verticalité (46 min 00, 1080i), module autour d’entretiens avec Philippe Roger et Charles Ficat. 2 orientations différentes et se complétant assez bien : Roger se concentre sur le film (avec la posture qu’il estime avec amusement « intéressante » de parler d’une « oeuvre mineure d’un grand cinéaste »), le comparant notamment avec l’adaptation de Baroncelli et celle de Luis Bunuel mais analysant aussi le travail d’adaptation de Duvivier dans le cadre de ce qui est un travail de commande, là où Ficat se concentre sur l’oeuvre de Pierre Louÿs et notamment son livre originel La femme et le pantin.

Pathé incluent aussi la bande-annonce restaurée du film (3 min 20, 1080p) et 30 secondes d’images du tournage tournées pour un clip d’actualités (30 sec, 1080i).

Matériel de test :

ImagePanasonic TX-PF50G20S
SourceZone B : PS3 Slim 250 Go | Zone A : Panasonic BDT-110
SonYamaha RX-V467
EnceintesKit 5.0 : Jamo S606 | Caisson : Jamo Sub210

Scan disc :

Taille Disque43,197,257,603 bytes
Taille Film31,970,064,384 bytes
Encodage VidéoMPEG-4 AVC Video / 36859 kbps / 1080p / 23.976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Encodage Audio – VOFrench / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 1301 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit)

Captures d’écran HD :

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