Test Blu-ray Import : Get Carter (BFI)

PaysAngleterre
EditeurBFI
Date de sortie01 août 2022
Support1 BD-50 + 1 BD-25
RéalisateurMike Hodges
Durée111 min 35
ZoneB
Format d’image1.85
LanguesAnglais LPCM 1.0
AudiodescriptionAnglais
Sous-titresAnglais pour sourds et malentendants

Image

Note : 9 sur 10.

Très légèrement après les 50 ans du film, le BFI éditent Get Carter en Blu-ray (et en UHD dans une édition séparée), utilisant pour cela une restauration 4K, effectuée par Siler Salt à partir d’un scan 4K du négatif original 35mm par Warner MPI et sous la consultation et approbation finale de Mike Hodges. Les notes techniques du livret précisent : « Peu de temps après la sortie du film en 1971, une poignée de petites sections du négatif avait été remplacée par des portions de l’internégatif, probablement suite à un endommagement du négatif. Heureusement, des éléments de protection Promaster Jaune Cyan Magenta avaient été créés à partir du négatif avant ce remplacement, et ils ont pu être utilisés pour remplacer ces segments issus de l’internégatif. » Les notes précisent aussi : « Des éléments créés en 1971, 1999 et 2014 pour les précédentes sorties du film ont été examinées pour déterminer l’aspect final de la restauration ».

Le résultat est visuellement extrêmement plaisant. Les allergiques au grain argentique devront composer avec une image très marquées argentique, texturant le film d’une façon naturelle très appréciable. S’il faut faire avec quelques plans à la mise au point semble-t’il imparfaite (captures 2 et 4), le reste du film offre un upgrade assez notable sur le Blu-ray paru en 2014 chez Warner (aux USA et en Angleterre) au niveau de la définition et des détails, et un upgrade HD encore plus grand par rapport aux présentations DVD du film. Que ce soit les plans plus serrés et/ou en intérieur (captures 7 et 15) ou les plans plus larges et/ou en extérieur (captures 12 et 16), la nouvelle restauration offre aux nombreux plans « iconiques » du film un très bel écrin dont il sera difficile de trouver à redire.

L’étalonnage est, lui, finalement assez proche du Blu-ray Warner 2014. Le gain se situe dans une meilleure gestion du contraste même si on trouvera à nouveau des hautes lumières régulièrement écrêtées (captures 3 et 9), dont nous ne saurons cependant dire s’il s’agit de se caler sur l’ancien étalonnage ou si cela provient de la conversion SDR (et si la présentation HDR de l’UHD affine cela). Ce point mis à part, le couple contraste / luminosité parait plutôt bien ajusté, avec une image offrant un contraste plutôt appuyé mais (hormis les hautes lumières, donc) pas forcément excessif. Du côté des couleurs, la palette est plutôt équilibrée et sans dérive particulière, mais conservant un aspect légèrement désaturé et terreux couplé à des couleurs primaires tout de même marquées. Un ensemble paraissant plutôt organique et possédant une identité propre.

Enfin, pas de soucis notables à noter côté stabilité et propreté, tandis que l’encodage signé Fidelity in Motion retranscrit très efficacement le grain fin pourtant très présent.

Son

Note : 7.5 sur 10.

La piste 1.0 impressionne moins. Elle possède en effet un sous-mixage obligeant à monter le son, mais reste (même une fois le volume remonté) assez restreinte notamment au niveau des dialogues, qui restent un peu rapeux. La musique de Roy Budd s’en sort un peu mieux, propre et sans distorsion, mais les effets sonores restent comme les dialogues vite limités, à quelques exceptions près faisant ressortir une légère dynamique. Rien de foncièrement négatif en tant que tel, mais simplement une piste son qui fait un peu plus son âge que l’image.

Suppléments

Comme indiqué plus haut, le BFI éditent Get Carter dans deux éditions : une édition 1 UHD + 1 BD-25, limitée à 10 000 exemplaires, et l’édition testée ici de 1 BD-50 + 1 BD-25 (et limitée à 5 000 exemplaires). Les suppléments sont identiques pour les deux éditions, que ce soit côté vidéo ou papier. Tous les bonus sont en anglais non sous-titré sauf mention contraire.

Disque 1 :

  • Commentaire audio de Mike Hodges, Michael Caine et Wolfgang Suschitzky (2000)
  • Nouveau commentaire audio de Kim Newman et Barry Forshaw
  • Bande originale isolée (LPCM 1.0)
  • Nouvelle introduction du film par Michael Caine (2 min 31, 1080p, proposée en option au lancement du film)

Disque 2 :

  • Conversation avec Mike Hodges (60 min 13, 1080p), enregistrée en 2022 au BFI Southbank dans le cadre d’une rétrospective consacrée au réalisateur
  • Klinger on Klinger (24 min 03, 1080p) : nouvelle interview de Tony Klinger, le fils du producteur Michael Klinger, à propos de la carrière de son père et notamment son travail sur Get Carter
  • Don’t Trust Boys (21 min 53, 1080p) : nouvelle interview de l’actrice Petra Markham
  • The Sound of Roy Budd (17 min 07, 1080p) : nouvelle interview de l’expert en musique de films Jonny Trunk à propos de la carrière de Roy Budd et la BO de Get Carter
  • BBC Look North location report (1971, 4 min 48, 1080p HD un peu abîmé) : reportage de la BBC sur le tournage du film
  • The Ship Hotel – Tyne Main (1967, 33 min 26, 1080p) : court-métrage documentaire de Philip Trevelyan sur le Ship Hotel, un pub de Newcastle dans lequel Get Carter sera en partie tourné par la suite
  • Michael Caine’s message to premiere attendees (1971, 46 sec, 1080p upscalé) : Caine étant coincé sur le tournage de X, Y and Zee, il a enregistré un message de remerciement aux spectateurs de Newcastle présents à la première locale du film
  • Roy Budd Plays Get Carter (1971, 3 min 39) : enregistrement d’une performance de Budd jouant le thème principal du film
  • Bande annonce originale internationale du film (2 min 40, 1080p upscalé) et bande annonce pour la ressortie britannique 2022 du film (1 min 30, 1080p)
  • Script du film sous forme de galerie photos
  • Livret de 78 pages contenant un nouveau texte de 6 pages par Mark Kermode sur le film et sa longévité, un nouveau texte de 4 pages par Tim Pelan sur la production du film, un article d’1 page originellement paru en 1990 dans Movidrome par Alex Cox sur le film, un extrait de 3 pages de l’autobiographie de Michael Caine sur le film, des biographies de 2 pages de Michael Caine et de 2 pages de Mike Hodges par John Oliver, 12 pages d’interviews par Jason Wood des musiciens Barry Adamson, Matt Johnson, Bob Stanley et Jah Wobble à propos de la musique de Roy Budd et enfin 4 pages détaillant les bonus de cette édition, dont un texte de 2 pages par William Fowler sur The Ship Hotel – Tyne Maine

Matériel de test :

ImagePanasonic TX-PF50G20S
SourceZone B : PS3 Slim 250 Go | Zone A : Panasonic BDT-110
SonYamaha RX-V467
EnceintesKit 5.0 : Jamo S606 | Caisson : Jamo Sub210

Scan disc :

Taille Disque38,222,160,764 bytes
Taille Film37,480,265,088 bytes
Encodage VidéoMPEG-4 AVC Video / 37418 kbps / 1080p / 24 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Encodage Audio – VOEnglish / LPCM Audio / 1.0 / 48 kHz / 1152 kbps / 24-bit

Captures d’écran HD :

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s