Test Blu-ray : L’homme au pousse-pousse (Carlotta)

PaysFrance
EditeurCarlotta
Date de sortie03 mai 2022
Support1 BD-50
RéalisateurHiroshi Inagaki
Durée79 min 23 / 103 min 46
ZoneB
Format d’image1.37 / 2.35
LanguesJaponais DTS HD MA 1.0
AudiodescriptionNon
Sous-titresFrançais optionnels

Image

Note : 7 sur 10.

Les versions de 1943 et 1958 sont proposées ici pour des flux techniques – et des résultats – très variables.

Le film de 1943 a été restauré en 4K en 2020 par Cineric pour Kadokawa, tandis que celui de 1958 semble tiré d’un « simple » master HD probablement pas tout jeune. Pour autant, il est assez clair que malgré ce qu’on pourrait anticiper au vu des spécifications techniques, la restauration du film de 1943 ne permet pas de miracles aussi importants qu’escomptés. Il semble clair que les éléments utilisés étaient très abîmés, et il est fort possible, au vu de la texture épaisse et la finesse limitée de l’image, qu’il ne se soit pas agi du négatif original. Il est alors parfois difficile de deviner que nous sommes face à une récente restauration 4K tant l’aspect visuel du film peut s’avérer limité, entre un rendu souvent peu précis, régulièrement flou (et paraissant questionnablement lisse ci et là), parsemé de rayures verticales au point de presque donner à l’image un aspect verticalement tramé (captures 1 et 4), et une texture argentique plus proche d’un remaster HD tiré d’une source secondaire que d’une restauration 4K effectuée à partir du négatif original (faisant penser à ce qu’on peut voir sur les films d’Ozu les plus abîmés, comme Le fils unique). L’image est qui plus est hétérogène, avec des plans clairement plus affectés que d’autres, dans un sens (plusieurs sont vraiment très limités) que dans l’autre (plusieurs offrent une image plus fine et naturelle). Dans l’ensemble cependant, cela reste plutôt compliqué. Ce constat se prolonge dans l’étalonnage, plus homogène que la précision mais avec une tendance à donner une photo assez grisâtre et paraissant excessivement terne, avec des hautes lumières souvent inexistantes (capture 7). On soupçonne là encore l’impact de l’état des éléments utilisés, limitant à nouveau la fraicheur des travaux.

Le film de 1958 s’en sort mieux malgré un master HD clairement pre-existant et régulièrement limité côté finesse (on le voit dès le générique de début, passablement flou – capture 1). Le grain est un peu épais, le trait hésitant et pas toujours très fin (captures 2 et 5), mais l’image a le mérite de rester plutôt naturelle, avec une absence de tentative d’accentuation des contours pour compenser ou de dégrainage pour on ne sait quelle raison. Certes, l’ensemble reste épais et le niveau de détails fins limités (nul doute que des travaux plus récents amélioreraient cela), mais en l’état et dans le contexte de ce qui existe en terme de masters HD japonais pas tout jeunes, celui de L’homme au pousse-pousse 1958 est dans une honnête moyenne. L’étalonnage est un peu moins convaincant, à cause notamment d’une tendance régulière à être légèrement déséquilibré dans le vert (captures 2, 4 et 6), ainsi qu’à plusieurs passages manquant d’un contraste mieux maîtrisé et donnant alors un rendu un peu voilé (captures 3, 5 et 7). Enfin, l’image tremblote encore pas mal mais s’avère par contre plutôt propre.

Notes image : Version 1943 : 5.5/10 / Version 1958 : 7.5/10

Son

Note : 7 sur 10.

Là aussi, le film de 1943 s’avère assez abîmé même on pourrait trouver le résultat plus confortable à suivre que l’image. Les dialogues sont principalement concernés, avec un rendu très rapeux et vite limité. La musique souffre aussi du manque de coffre de la piste et probablement des éléments utilisés (à nouveau), mais on pourra questionner dans quelle mesure le filtrage assez poussé des hautes fréquences (pour nettoyer la piste) a pu causer des dégats collatéraux. L’ensemble est évidemment assez plat et parfois un peu criard.

Le film de 1958 s’en sort un peu mieux, avec certes un rendu à nouveau plutôt plat et monocorde, mais au rendu général plus propre et un peu plus dynamique. Les dialogues se détachent un peu mieux et sonnent plus clairs, tandis que la musique profite aussi du rendu globalement plus harmonieux et ouvert. C’est donc ainsi moins limité malgré des limites encore présentes.

Notes son : Version 1943 : 6/10 / Version 1958 : 7/10

Suppléments

Comme unique supplément, on trouve Les roues du destin (19 min 00, 1080p), un documentaire réalisé en 2020 par Ema Ryan Yamakazi et qui suit le directeur de la photo Masahiro Miyajima dans sa quête pour restaurer la version 1943 de L’homme au pousse-pousse, tout en revenant sur l’histoire du film.

Matériel de test :

ImagePanasonic TX-PF50G20S
SourceZone B : PS3 Slim 250 Go | Zone A : Panasonic BDT-110
SonYamaha RX-V467
EnceintesKit 5.0 : Jamo S606 | Caisson : Jamo Sub210

Scan disc :

Taille Disque47,925,585,868 bytes
Taille Film 194319,459,458,432 bytes
Encodage VidéoMPEG-4 AVC Video / 29989 kbps / 1080p / 23.976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Encodage Audio – VOJapanese / DTS-HD Master Audio / 1.0 / 48 kHz / 1058 kbps / 24-bit (DTS Core: 1.0 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit)
Taille Film 195825,437,496,704 bytes
Encodage VidéoMPEG-4 AVC Video / 29978 kbps / 1080p / 23.976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Encodage Audio – VOJapanese / DTS-HD Master Audio / 1.0 / 48 kHz / 1062 kbps / 24-bit (DTS Core: 1.0 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit)

Captures d’écran HD :

Version 1943 :

Version 1958 :

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