Test Blu-ray Import : Les enfants terribles (BFI)

Visuel du Blu-ray : Les enfants terribles (BFI)
PaysAngleterre
EditeurBFI
Date de sortie13 décembre 2021
Support1 BD-50
RéalisateurJean-Pierre Melville
Durée106 min 18
ZoneB
Format d’image1.37
LanguesFrançais LPCM 2.0 (restauré et non restauré)
AudiodescriptionNon
Sous-titresAnglais optionnels

Image

Note : 7.5 sur 10.

Après LCJ en France en juin 2021, Les enfants terribles est édité en Blu-ray en Angleterre via le BFI, à partir de la même restauration 4K effectuée par VDM en 2020 à partir du négatif original.

Sur le papier, tout semblait propice à un résultat satisfaisant, mais il s’avère que l’ensemble est un cran en-dessous des attentes pour ce type de flux de travail. L’aspect le plus immédiatement flagrant, passé une introduction qui n’a étonamment pas cet aspect-là (captures 1 et 2), est le rendu particulièrement lisse et sans texture argentique d’une majeure partie du film (pour ne pas dire la quasi totalité). Le rendu s’avère en effet sans trop de doute fortement dégrainé, régulièrement jusqu’aux visages cireux (captures 4, 9, 11, 13, 14 et 16), quoiqu’il en soit avec un grain pellicule très fortement estompé ou sinon parfois figé. Quelques rares plans y échappent (captures 7 et 12), peut-être car tirés d’une source secondaire, mais dans l’ensemble, le résultat déçoit tant cela limite le naturel de l’image. C’est d’autant plus dommage que la délinéation des détails et la finesse régulière de l’image est clairement là, signe de travaux récents et à l’origine efficaces, mais ce résultat est dénaturé par ce filtrage intense et intrusif, donnant au final à l’image un aspect électronique désagréable (et donnant, par ailleurs, l’impression que ce filtrage s’accompagne aussi d’une accentuation artificielle en passant – captures 3, 11, 13 et 16). Nul doute que l’upgrade est palpable par rapport aux précédentes éditions DVD du film, mais pour une restauration 4K récente, c’est décevant.

L’étalonnage est un peu plus convaincant mais est parfois assez hétérogène, certaines scènes favorisant parfois un contraste assez poussé quitte à brûler les blancs (capture 8) tandis que d’autres sont au contraire très restreinte dans leur palette de gris (captures 6 et 17). Pour autant, cette hétérogénéité à part, le résultat est a minima nuancé quoiqu’il arrive, avec un étalonnage restant suffisamment dynamique et évitant de paraître voilé (même dans les scènes très grisâtres) (captures 4 et 10).

Enfin, l’image a été parfaitement nettoyée et stabilisée, tandis que l’encodage se montre solide (y compris dans les aplats créés par le dégrainage et qui peuvent être traîtres).

Son

Note : 7.5 sur 10.

Comme pour Le goût du riz au thé vert d’Ozu, le BFI inclut ici deux pistes son : la version restaurée et la version non restaurée. Un choix peu rassurant aux premiers abords (l’inclusion des 2 pistes pour le Ozu est due au fait que la restauration sonore possède de nombreux problèmes), mais la piste restaurée reste plutôt satisfaisante. Elle sonne certes un peu creuse, avec un manque de rondeur audible, mais les dialogues ne sont pas trop maltraités bien qu’un peu agressifs à l’oreille. Le tout parait plutôt équilibré et est donc un choix tout à fait correct, même un souffle reste fréquemment audible.

Cependant, la piste non restaurée s’avère elle aussi, finalement, très correcte aussi, voire parfois supérieure à la piste restaurée. Une scène en particulier marque cette différence : le passage musical au piano à la 62ème minute, moment le plus problématique de la piste restaurée, avec un côté très filtré et une voix trop en retrait, et qui retrouve tout son équilibre et sa rondeur sur la piste non restaurée. Globalement parlant, à la comparaison, c’est d’ailleurs ce qui ressort : l’impression qu’à côté, la piste restaurée a vu une partie de ses graves être filtrées, pour un résultat plus étriqué dans son spectre. On pourra comprendre de préférer alors la piste non restaurée, mais les deux pistes restent dans l’ensemble assez proches l’une de l’autre. On retrouve par contre le même souffle que sur la piste restaurée.

Suppléments

Tous les bonus sont en anglais non sous-titré, sauf la bande annonce qui est en français avec sous-titres anglais optionnels.

  • Commentaire audio de Gilbert Adair (2004)
  • Nouveau commentaire audio de Adrian Martin
  • Interview de Ginette Vincendeau sur Jean-Pierre Melville (2004, 18 min 44, 720p)
  • Interview de Volker Schlöndorff (2004, 10 min 21, 720p)
  • Logo de Melville Productions (26 sec, 1080p très abîmé)
  • Bande annonce originale du film (3 min 02, 1080p, français avec sous-titres anglais optionnels)
  • Galerie photos
  • Livret de 26 pages incluant un nouveau texte de 7 pages par Deborah Allison sur le film et sa production très difficile, 2 critiques d’époque du film se répondant entre elles, et 2 bio-filmographies de Melville et Cocteau de 2 pages chacune

Matériel de test :

ImagePanasonic TX-PF50G20S
SourceZone B : PS3 Slim 250 Go | Zone A : Panasonic BDT-110
SonYamaha RX-V467
EnceintesKit 5.0 : Jamo S606 | Caisson : Jamo Sub210

Scan disc :

Taille Disque37,713,048,854 bytes
Taille Film33,555,721,152 bytes
Encodage VidéoMPEG-4 AVC Video / 34785 kbps / 1080p / 23.976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Encodage Audio – VOFrench / LPCM Audio / 2.0 / 48 kHz / 2304 kbps / 24-bit
Encodage Audio – VOFrench / LPCM Audio / 2.0 / 48 kHz / 2304 kbps / 24-bit

Captures d’écran HD :

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