Test Blu-ray : U-Turn – Ici commence l’enfer (L’atelier d’images)

Visuel du Blu-ray U-Turn (L'atelier d'images)
PaysFrance
EditeurL’atelier d’images
Date de sortie21 septembre 2021
Support1 BD-50
RéalisateurOliver Stone
Durée124 minutes
ZoneB
Format d’image1.85
LanguesAnglais & Français DTS HD MA 5.1
AudiodescriptionNon
Sous-titresFrançais optionnels

Un master HD probablement un peu ancien mais efficace

Note : 8 sur 10.

U-Turn, de par son travail esthétique très particulier, est un film dont le passage à la HD est évidemment difficile à jauger. En l’absence qui plus est d’un travail de remaster récent (le master HD utilisé ici est le même que celui utilisé par Twilight Time aux USA en 2015, et dont le rendu suggérait déjà à l’époque l’utilisation d’un master HD pas très jeune), difficile d’attribuer précisément ce qui vient des intentions artistiques du film et de ses spécificités argentiques et ce qui provient plutôt d’un master HD limité par l’époque de sa création.

D’un côté, on a en effet un rendu plutôt naturel quoiqu’il en soit, ce qui est une bonne chose tant on imagine le désastre auquel pourrait ressembler ce genre d’imagerie après filtrage numérique. Le grain argentique, particulièrement intense, répond ainsi présent sans paraître problématique ou électronique. Sa relative épaisseur rappelle cependant certains masters HD pre-existants, tout comme certains passages un peu plus sombres et paraissant légèrement en retrait côté finesse. Au-delà de ces points, et même en considérant une possible/probable marge d’amélioration avec un remaster plus récent, le rendu général s’avère suffisamment fin et détaillé pour rester confortable. Les passages moins hystériques sont peut-être les plus propices pour percevoir cela, mais l’ensemble du film trouve ici un support d’expression plutôt respectueux et en tout cas suffisamment convaincant, que ce soit les détails faciaux ou des vêtements lors des plans serrés comme les plans en décors extérieurs. Il faudra cependant toujours composer avec les trucages optiques réguliers, faisant (logiquement) perdre en précision (les fondus enchaînés et autres effets de montage du genre par exemple).

Les mêmes difficultés d’évaluation apparaissent côté étalonnage. S’il se peut que quelques éléments proviennent moins du film que des pratiques vidéo de l’époque du master HD (légère dérive rose, blancs brûlés), il est tout aussi probable qu’une partie au moins de ces points proviennent de choix esthétiques volontaires et d’origine, comme une surexposition, une saturation marquée des couleurs et une palette globalement assez chaude. On retrouve tout cela ici, avec un certain équilibre, notable en particulier dans la restitution des différentes ambiances traversant le film (tantôt presque neutres, tantôt bleues, etc). Le tout possède une cohérence plutôt efficace et convaincante, au-delà des potentielles limites liées à l’âge de la source.

Enfin, s’il reste encore quelques petites poussières et tremblotements du cadre, l’image est plutôt propre et stable. L’encodage est lui plutôt correct, mais on pourra remarquer quelques aplats de compression (plutôt cycliques), le plus souvent dans les éléments unis (captures 16 à 21).

2 pistes son plutôt satisfaisantes

Note : 8 sur 10.

VF et VO 5.1 sont assez proches acoustiquement. Leur principale différence se situe dans l’intégration des dialogues : la VO les intègre de façon plus organique et harmonieuse mais cela donne parfois des voix un peu étouffées, là où la VF met ses dialogues plus en avant quitte à ce qu’ils semblent l’être un peu trop. Cet aspect à part, elles proposent toutes deux un environnement sonore plutôt appréciable et confortable, bien qu’il paraisse légèrement contenu, comme sur la réserve. On aurait pu s’attendre à un barrage sonore à la hauteur de celui visuel, et ce n’est pas tout à fait le cas. Pour autant, si cela ne s’élève donc pas vers les sommets, elles sont toutes deux largement correctes et permettent de suivre, quelque soit celle choisie, sans problème le film.

Suppléments

Là où l’édition américaine proposait 2 commentaires audio, la piste musicale isolée, une introduction par Stone et la bande annonce du film, on trouve ici une édition largement concurrente du point de vue éditorial :

  • L’introduction du film par Oliver Stone (2 min 47, 1080p)
  • Un concentré d’Amérique (23 min 53, 1080i) : présentation du film par Samuel Blumenfeld
  • La (longue) masterclass de Stone au Forum des images en janvier 2018 (1h 17 min 37, 1080i) : enregistrée dans le cadre de la promotion du livre du réalisateur, A la recherche de la lumière, Stone y revient sur l’ensemble de sa carrière
  • 8 scènes commentées par le réalisateur (13 min 42, 1080p)
  • Bande-annonce du film (2 min 26, 720p)
  • 4 bandes annonces de l’éditeur

Scan disc :

Taille Disque47,364,643,509 bytes
Taille Film28,788,412,416 bytes
Encodage VidéoMPEG-4 AVC Video / 24858 kbps / 1080p / 23.976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Encodage Audio – VOEnglish / DTS-HD Master Audio / 5.1 / 48 kHz / 2151 kbps / 16-bit (DTS Core: 5.1 / 48 kHz / 1509 kbps / 16-bit)
Encodage Audio – VFFrench / DTS-HD Master Audio / 5.1 / 48 kHz / 1998 kbps / 16-bit (DTS Core: 5.1 / 48 kHz / 1509 kbps / 16-bit)

Captures d’écran HD :

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