Test Blu-ray : Soy Cuba (Potemkine)

PaysFrance
EditeurPotemkine
Date de sortie17 novembre 2020
Support1 BD-50
RéalisateurMikhaïl Kalatozov
Durée141 min
Zone1.37
Format d’imageB
LanguesEspagnol DTS HD MA 2.0
AudiodescriptionNon
Sous-titresFrançais optionnels

Image

Note : 8.5 sur 10.

Soy Cuba a été restauré par Mosfilm en 4K en 2018 à partir d’un interpositif 35mm. Il est intéressant de noter que Potemkine ont effectué des recherches complémentaires pour leur édition afin de retranscrire au mieux les intentions du directeur de la photographie Sergueï Ouroussevski et, suite à ces recherches, ont effectué des corrections à l’étalonnage de la restauration Mosfilm.

Au niveau de la texture et de la précision, le résultat est tout à fait au niveau des attentes pour une restauration 4K récente effectuée à partir d’un interpositif. En effet, hormis un grain un chouia plus épais et marqué que si le négatif négatif avait été utilisé, l’image offre un rendu régulièrement splendide, rendant justice au travail de Kalatozov et Ouroussevski. Le rendu est naturel et filmique, avec, donc, un grain argentique certes parfois un peu épais (en particulier dans les basses lumières – captures 2 et 8) mais répondant présent de façon respectueuse et naturelle, soutenant un excellent niveau de détails, tant dans les gros plans (captures 11 et 12) que les plans plus larges (captures 3, 7 et 9). L’upgrade HD est remarquable et le Blu-ray un plaisir à regarder (et, bien évidemment, le film à redécouvrir dans ces conditions).

L’étalonnage est lui aussi plutôt convaincant, hormis quelques (rares) passages où le niveau de noirs peut paraître manquer de profondeur (capture 2). Choix esthétique d’époque ? C’est en tout cas le résultat des recherches de Potemkine à ce sujet. Ce point à part, tout le reste du film est très convaincant sur cet aspect, avec une palette de gris nuancée et contrastée, évitant noirs bouchés et blancs brûlés, et offrant ainsi une photographie dynamique et paraissant parfaitement restituée en Blu-ray. Sur ce point, la comparaison avec le disque Milestone actuellement disponible est largement à la faveur du disque Potemkine tant la restauration Mosfilm telle que présentée sur le disque US parait excessivement contrastée, un peu à la manière d’un ancien master prévu il y a 20 ans pour le DVD. Le windowboxing du disque US n’aide pas à lui donner un aspect moderne, d’autant qu’en parallèle, l’image parait tronquée par rapport au disque français, qui offre plus d’image sur les 4 côtés du cadre. Autant de différences à partir d’une même restauration 4K en devient d’ailleurs surprenant.

Enfin, le disque Potemkine offre une image parfaitement propre et stable, et aussi parfaitement encodée (là où la compression du disque US est largement perfectible, au point de niveler assez nettement par le bas l’apport de la restauration 4K dans la restitution de l’aspect argentique du film).

NB : les captures 1 à 18 sont tirées de ce Blu-ray français, les captures 19 à 28 du Blu-ray US édité en 2019 par Milestone et destiné aux institutions (en attendant un Blu-ray destiné au grand public qui devait paraître cette année, mais ce sera visiblement plutôt pour l’année prochaine).

Son

Note : 7.5 sur 10.

Là aussi peu convaincus par la restauration sonore effectuée par Mosfilm en 2018 (de nouveaux bruitages auraient été ajoutés), Potemkine ont repris leur ancien master son (avec une nouvelle passe de restauration) pour leur édition Blu-ray.

Sans payer de mine, la piste son offre des performances plutôt satisfaisantes. C’est parfois un peu foutraque et d’autres fois légèrement criard, mais la piste se révèle dans l’ensemble assez joliment claire et ronde. Les dialogues sont propres et intelligibles, les passages musicaux légèrement voilés mais autrement plutôt amples et le tout est équilibré, avec une pointe de dynamique si nécessaire. Bien sûr, le film fait acoustiquement son âge, mais la piste son proposée ici évite plusieurs défauts souvent audibles sur ce type de restaurations.

Suppléments

Potemkine a sorti le grand jeu pour Soy Cuba à travers une édition luxueuse combinant suppléments vidéo (anciens et nouveaux) et livret papier, pour un tour d’horizon particulièrement complet, tant sur l’aspect technique et artistique du film, son tournage que l’aspect plus politique dans lequel il s’inscrit. Le film aura peu de chance d’avoir encore des secrets après avoir visionné tout cela ! Sur le disque, on trouve les suppléments suivants :

Anciens bonus :

  • Le mammouth sibérien (1h 31 min 44, 1080p upscalé) : documentaire sur le film réalisé en 2004 par Vicente Ferraz
  • Interview de Martin Scorsese par Richard Schickel sur le film (27 min 40, 1080p upscalé, 2003)

Nouveaux bonus :

  • 4 interviews de François Albera : Kalatozov le cinéaste (20 min 55, 1080p) sur le style du réalisateur, Kalatozov et Ouroussevski, un duo artistique (16 min 17, 1080p) sur la collaboration entre le réalisateur et son chef opérateur, Soy Cuba, le contexte historique (18 min 51, 1080p) sur l’époque dans laquelle le film a été tourné (notamment le contexte géopolitique d’alors) et Soy Cuba, la réception du film (11 min 46, 1080p) sur la réception mitigée du film, notamment chez les Cubains
  • Révolution de sensations (29 min 54, 1080p) : analyse de séquences par Eugénie Zvonkine
  • Interview de Claire Mathon, directrice de la photographie, sur Soy Cuba (20 min 34, 1080p)
  • Le film vu par Hisham Lasri (5 min 31, 1080p), où plutôt qui part du film pour déployer sa vision du cinéma contemporain

En parallèle, l’édition contient donc aussi un livret de 80 pages contenant une introduction de 6 pages par Alexei Konovalov et retraçant le genèse du film et le parcours de Kalatozov et Ouroussevski, puis le gros du livret est formé par 61 pages de reproductions de lettres (ici traduites en Français) écrites par Sergueï Ouroussevski à Bella Friedman pendant les repérages pour le film et dont le contenu forme un journal de bord tour à tour technique, logistique, social et politique. Enfin, ce « carnet » est complété par une lettre de 3 pages, écrite par Ouroussevski pendant le tournage mais cette fois à Lidia Naoumova (dessinatrice de costumes pour Quand passent les cigognes).

Matériel de test :

ImagePanasonic TX-PF50G20S
SourceZone B : PS3 Slim 250 Go | Zone A : Panasonic BDT-110
SonYamaha RX-V467
EnceintesKit 5.0 : Jamo S606 | Caisson : Jamo Sub210

Scan disc :

Taille Disque49,656,935,445 bytes
Taille Film40,981,956,864 bytes
Encodage VidéoMPEG-4 AVC Video / 34903 kbps / 1080p / 24 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Encodage Audio – VOSpanish / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz /  2036 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz /  1509 kbps / 24-bit)

Captures d’écran HD :

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